Voilà une artiste aquarelliste qu'on adore. Présente sur Instagram et youtube, elle sort maintenant son premier livre... On avait vraiment envie d'en savoir plus sur celle qui nous inspire tant. Bienvenue dans le monde de Sauvade.
Question 1: Une petite histoire d’enfance
Réponse: Je suis née un 14 juillet, et naturellement quand j’étais petite on me disait que le défilé militaire était pour moi. Et je l’ai cru. Pendant longtemps. Un peu trop longtemps !
2) Quel est ton parcours ?
Réponse: Un bac littéraire puis un cursus d’Histoire : d’abord une licence, suivie d’un master de recherche en études médiévales, puis enfin un master professionnel « métiers du patrimoine monumental et mobilier ». J’ai travaillé dans un monument historique puis j’ai enseigné l’Histoire-géo en collège et lycée pendant près de 10 ans. Même si au cours de ce parcours j’ai pas mal étudié l’Histoire de l’art, tout ça reste assez éloigné de là où j’en suis aujourd’hui ! Sauf peut-être pour la partie enseignement.
Question 3 : A quel moment as-tu été en lien avec l’aquarelle ?
Réponse: La pratique artistique est très présente dans ma famille : ma maman peignait et restaurait des tableaux anciens. Mon grand-père peignait aussi. Donc j’ai toujours baigné dans tout ça, et j’adorais ça. Mais je n’ai pas eu l’idée de faire des études artistiques, c’est fou quand même!
4) As-tu toujours vécu près des montagnes ? Qu’est-ce que ces paysages t’inspirent ?
Non pas du tout, c’est même assez récent : je suis née à Paris et j’ai beaucoup déménagé pendant mon enfance, à cause du travail de mon père. J’ai même vécu deux ans au Sri Lanka. Quand j’ai commencé mes études j’avais déjà déménagé 13 fois ! Aujourd’hui je vois ça comme une richesse : j’ai aimé tous les endroits où j’ai vécu, pourtant si différents. Ma famille a fini par se fixer dans le Sud-Ouest, où elle avait déjà des attaches familiales, mais j’ai toujours beaucoup de mal à répondre à la question « d’où je viens ? ».
Aujourd’hui je vis en Haute-Savoie et j’adore ça : pour la première fois de ma vie je me sens solidement attachée à un territoire, peut-être parce que c’est ici que mon mari et moi avons choisi d’élever nos enfants. J’aime la splendeur des montagnes, je trouve qu’il n’y a rien de plus beau.
Question 5: Quels sont les peintres que tu aimes ? Quelles sont tes influences artistiques, qu’est-ce qui t’inspire ?
Réponse: Ma première claque visuelle : Turner. Plus généralement, mes plus grands coups de cœur artistiques viennent de musiciens : Mozart, Chopin, Beethoven, Schubert… Jeune, je les écoutais à fond sur ma vieille chaîne Hi-Fi, un voisin m’a dit un jour que ce n’est pas ce qu’un étudiant doit écouter ! Mais en tout cas je sais que chez moi, la sensibilité artistique est venue par la musique.
« Jeune, je les écoutais à fond sur ma vieille chaîne Hi-Fi, un voisin m’a dit un jour que ce n’est pas ce qu’un étudiant doit écouter !«
Question 6: Comment est-ce que tu équilibre ta vie privée et le travail ?
Réponse: Alors j’ai beaucoup de mal à équilibrer ça justement ! Pendant longtemps j’ai tout mélangé, peinture, famille, réseaux sociaux… Je suis arrivée à un stade où je perçois clairement la nécessité de compartimenter et séparer. Maintenant je m’interdis de peindre les mercredis et les week-end, et je lève clairement le pied pendant les vacances scolaires (idem pour les réseaux) . Même si je suis frustrée!
Question 7: Tes hobbies dans la vie quotidienne ?
Réponse: J’aime la musique : je joue du piano et suis soprane dans des chœurs lyriques : Bach, Mozart, Saint-Saëns … J’aime randonner en montagne aussi. Cette année j’ai beaucoup diminué toutes ces activités pour laisser plus de place à ma vie de famille , mais ça me manque et je vais reprendre tout ça dès que possible .
Je tricote aussi, en écoutant des émissions d’Histoire, le combo parfait quoi !
Question 8: On a adoré voir ta chaine YouTube voir le jour. C’est très inspirant de te voir peindre, de voir ton rythme, d’écouter tes conseils pratiques.
« Pour le papier je peins sur du Leyton depuis 18 mois et ça me convient parfaitement : tenue, grain, texture, pourquoi en utiliser un autre 😉«
Quelles sont les raisons qui t’ont poussée à te lancer sur YouTube, et quelle est ton expérience depuis le lancement ?
Réponse: Le contenu vidéo ça m’éffrayait un peu parce que je ne suis pas très à l’aise avec le digital. J’ai mis beaucoup de temps à me lancer à cause de ça, mais la demande était forte donc j’ai fini par sauter le pas. Et j’ai bien fait, les premières vidéos m’ont demandé des jours de travail (montage, publication…) mais maintenant tout est plus fluide. J’adore faire mes vidéos, je prends un réel plaisir à peindre tout en expliquant, et j’ai l’immense satisfaction de voir que mes abonnés sont contents, ils me le font savoir, et c’est la plus belle des récompenses.
Question 9: Tu nous parles un peu du matériel que tu utilises, que tu aimes ? Les pinceaux, les couleurs, le papier…
Réponse: Pour les pigments je pioche dans plein de marques différentes. J’aime en particulier Sennelier et Winsor et Newton, mais j’utilise aussi des aquarelles moins onéreuses (comme du Van Gogh ou Daler et Rowney). Ma palette est un savant mélange de tout ça.
Mes pinceaux c’est pareil : un peu de tout, de toutes les formes et de toutes les marques… En fait je suis une sentimentale du matériel : je continue d’utiliser mes premiers pinceaux même s’ils ont perdu leur finesse ou leur nervosité, parce que je me suis habituée à eux!
Pour le papier je peins sur du Leyton depuis 18 mois et ça me convient parfaitement : tenue, grain, texture, pourquoi en utiliser un autre 😉
Question 10: Tu es ambassadrice Leyton pour la deuxième année. Un mot sur cette collaboration, comment est-ce que tu vis ce rôle ?
Réponse: En fin d’année 2024 mon compte instagram a subitement pris beaucoup plus d’ampleur. Mes abonnés étaient de plus en plus nombreux et des marques ont commencé à me contacter pour travailler avec moi. C’est comme ça que cette collaboration avec le papier Leyton a commencé, et donc pour moi ça a été le début de ma professionnalisation de l’aquarelle. C’est une collaboration qui marche dans les deux sens, je promeus Leyton et on m’en fourni généreusement en retour. Pour moi ça va beaucoup plus loin : symboliquement, j’ai commencé à me considérer comme aquarelliste professionnelle par cette collaboration, qui est venue entériner un choix qui à ce moment là n’était pas totalement assumé. Donc je garderai toujours un lien très fort avec ce papier Leyton.
Question 11: Tes conseils aux débutants et aux amateurs ?
Réponse: Pratiquez, pratiquez, pratiquez !!!
Question 12: à la volette, c’est la chanson ? Pourquoi avoir choisi ce nom et quel rôle la musique joue-t-elle dans ta vie ? Il nous semble que tu chantes ?
Réponse: À la volette c’était la berceuse que me demandait tous les soirs ma fille, et que je lui chantais toujours avec plaisir. Quand j’ai démarré sur Instagram elle avait deux ans et moi je vendais des créations coutures pour les tout-petits, le nom me paraissait évident. Peu à peu ce compte a glissé vers l’aquarelle, mais je n’ai pas souhaité modifier le nom : j’aime bien le côté désuet, classique et délicat qu’il évoque.
Question 13: Un message aux lecteurs de My Rock Way ?
Réponse: Que votre pratique artistique reste un espace libre, vivant, où l’on explore sans se juger, et où chaque création devient une manière sincère de se dire et de partager ce que l’on ressent!
Question 14: Où peut-on te retrouver ? Instagram, Youtube, ton site…
Dans mon livre « 100 vues du monde à l’aquarelle » paru chez Un dimanche après-midi.
Pas de site à jour pour le moment !
"100 Vues du monde", Disponible en librairie dès maintenant.
Ce livre est né de mon « 100 Day Project », un défi créatif dans lequel je me suis amusée à peindre chaque jour un paysage du monde à l’aquarelle. Très vite, j’ai eu envie de partager cette aventure sous forme de livre. Cette perspective a d’ailleurs été ma plus grande source de motivation tout au long du projet !
« ce livre est autant un outil d’apprentissage qu’une invitation au voyage.«
J’ai conçu ces pas à pas pour aider les débutants à comprendre comment construire un paysage à l’aquarelle, mais aussi pour offrir aux artistes plus confirmés une belle réserve d’idées et d’inspiration. Au final, ce livre est autant un outil d’apprentissage qu’une invitation au voyage.
Le livre, des éditions Un dimanche après-midi, est disponible en librairie en France, Suisse et Belgique.
Un grand merci à Sauvade pour avoir pris le temps de nous répondre. Abonnez-vous à ses réseaux et à très bientôt pour une nouvelle interview.
Une réponse
très bel entretien plein de chaleur humaine et d’envie d’aller plus loin dans la découverte . bravo et merci….